poissons – Vie sociale – Compatibilité

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Avant propos

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L’article original a été écrit par ???.

Cette exctraction date de 2015 le site mars.reefkeepers.net ayant disparu. Le contenu etant intéressant je le met a disposition ici. Je n’ai pas réussi a trouver un moyen de contacter l’auteur pour lui demander l’autorisation, si besoin je supprimerais sur demande.

L’article

La vie sociale des Lysmata amboinensis : peut-être est-ce un comportement atypique, mais j’ai pu observer que mon couple de Lysmata Amboinensis adultes ne supportent pas les deux jeunes spécimens que j’ai ajouté deux mois après elles. Cela se traduit par des combats ultra rapides d’où la jeune Lysmata ressort amputée de ses pattes, antennes, pinces, etc… jusqu’à ce que mort s’en suive ! Le faite de mettre des individus du même âge d’un coup dans le bac semble par contre ne pas poser de problème… Pour un animal sensé vivre en groupe… on peut avoir des surprises ! FPL.

Une ophiure… carnivore ! : Méfiez vous des ophiures qui ont des pattes avec des barres transversales, et qui sont dans les tons verts… loin d’être de simples détritivores, il s’agit en fait de redoutables prédateurs ! Celle que j’avais m’a dévoré deux Lysmata et un jeune Paracanturus Hepatus (en une seule nuit celui là!). FPL.

Un oursin diadème encombrant ! : Dans une phase de démarrage, un oursin diadème (ceux qui ont de longues aiguilles) fait des mirâcles en terme de consommation d’algues filamenteuses ou autres. Par contre, une phase cette phase terminée, il a une tendance facheuse à brouter radicalement (on le suit à la trace !) les algues calcaires roses encroûtantes ! Sans compter un volume qui devient gigantesque si la bête trouve à se nourrir ! : en deux mois, le mien est passé de 5 cm de rayon à 15 cm… Réfléchissez avant d’en acheter un ! FPL.

Gobiodon okinawae : en avoir ou pas ? : Les Gobiodon Okinawae sont des petits poissons de 2 cm à l’age adulte, qui ont une belle couleur jaune citron (il en est de diverses couleurs). Si vous en croyez les professionnels et la littérature, ce sont des hôtes parfaits pour les aquariums récifaux. J’en ai donc acheté 5… et j’ai fait les deux constatations suivantes :
– dans un espace réduit, ils se battent pour conquérir un territoire
– les Gobiodon vivent dans les Acroporas car ils s’y dissimulent afin de se protèger des prédateurs. Cependant, ils ont aussi la fâcheuse tendance à en manger les polypes s’ils sont assez fins ! Résultat : les Acropora ne sortent plus leurs polypes.

Cette constatation peut difficilement être faite par les commercants, car leurs Gobiodons ne sont généralement pas stockés avec les Acroporas pour des raisons pratiques de capture, et parce que les Acropora qui sont dans les bacs de vente ne sortent généralement pas leurs polypes (stress, conditions de maintenance,…). Je ne conseillerais donc ces poissons par ailleurs très sympatiques qu’aux proprétaires de bacs très peuplés en coraux branchus.

FPL.

Un labre discret, beau et sympathique : Le Pseudocheilinus hexatenia est un petit labre de 10 cm à l’âge adulte, que l’on trouve souvent plus petit (4/5 cm), qui a le corps strié de fines bandes horizontales rouges et bleues (alternativement), avec des nageoires pectorales d’un bleu/vert intense, une petite ocelle noire sur une queue verte, et deux barres horizontales blanches sur chaque oeil, ce qui permet de savoir ce qu’il regarde. Carnivore, il passe son temps à longer les roches dans l’espoir de trouver de quoi se mettre sous la dent (animalcules, planaires,…). Il n’est pas exceptionnel de le voir nettoyer certains poissons de leurs ectoparasites. Il accèpte les nourritures congelées et les paillettes sans problème une fois acclimaté. Sans contre indication à propos des invertébrés. Il s’agit d’un animal sympatique, nageur rapide mais qui reste discret. Attention cependant, il aime bien taquiner un peu brutalement des poissons placides commes les Synchiropus, les Blennies, les Nemateleotris,… En fait l’humeur varie d’un animal à un autre, et d’un bac à l’autre. Vous en trouverez entre autres une description plus détaillée dans le “Marine Atlas” du Dr BAENSCH ou dans THE REEF AQUARIUM (voir bibliographie). FPL.

Zebrazoma flavescens : ce poisson chirurgien est parmi les plus en vogue actuellement. D’une couleur jaune citron, avec des nagoires anale et dorsale de grande ampleur et une bouche déportée en avant, il est sans conteste l’un des poissons les plus visibles de nos bacs. Herbivore et très résistant, il est souvent le premier à être acheté, son rôle étant souvent alors de venir à bout des algues filamenteuses qui prolifèrent lors des phases de démarrage. Son seul défaut est d’être très jaloux de son territoire : même de petite taille, il n’hésitera pas à combattre des animaux mieux armés et beaucoup plus gros que lui, profitant dans un premier temps de la désorientation et du stress du nouveau venu. Il peut ainsi infliger des blessures, généralement sans gravité à d’autres chirurgiens. Il traitera les Chelmon rostratus (d’une forme et d’une couleur de robe trop proches) en leur déchiquetant parfois les nageoires ou en leur tranchant les yeux (j’en ai fait l’amère expérience…). Mon conseil : si vous voulez en acheter un, prenez le de très petite taille, et mettez le en dernier, quand votre population est stable. FPL

Paracanthurus hepatus : d’un bleu électrique peu commun rayé d’une barre noire, avec une queue jaune, ce chirurgien attire indéniablement l’oeil. Son rôle dans l’aquarium est à mon avis essentiellement décoratif, car d’une nature planctonophage, il ne se nourrira que de ce qu’il va trouver en pleine eau. Pour cela, on peut le comparer à une “tondeuse sur nageoires” : lachez une pincée de paillettes dans l’eau, et il vous tracera à toute allure des sillages parfaitement nettoyés dans le nuage de nourriture ! Très timide, il a une nette tendance à se cacher au moindre mouvement suspect dans ou autour du bac. Curieusement, associé à un Acanthurus leucosternon, il sort alors beaucoup plus de sa cachette (j’ai fait plusieurs expériences à ce sujet) sans pour autant se battre avec. Réputé sensible à la qualité de l’eau, il l’est beaucoup moins que les Acanthurus leucosternon, selon mon expérience. Dans de bonnes conditions, c’est un poisson très robuste. FPL

Acanthurus leucosternon : Ce chirurgien au corps bleu acier, au museau noir, à la dorsale jaune et aux nageoires ventrales et caudales blanches est parmi les plus sympathiques : d’une taille à l’age adulte raisonnable en aquarium (18 cm), sa tendance herbivore en fait un animal précieux et utile. Moins agressif et territorial que Z. flavescens, il se bat assez peu s’il a assez de place pour évoluer. C’est un nageur infatigable, souvent le premier levé et le dernier couché. Lorsque vous le mettez dans votre bac, il passe souvent les deux premières semaines à faire des aller-retours le long de la vitre avant, puis il s’habitue à sa captivité et butine les algues qui poussent sur le décor. Il accèpte volontier tout ce que vous jetez dans l’aquarium (une fois qu’il est acclimaté) mais préfère les petits morceaux et choisit ce qu’il mange sans se jeter obligatoirement dessus avant de réfléchir comme le fait P. hepatus (qui recrache souvent des excréments avalés par mégarde !). Intelligent, A. leucosternom aura vite fait de vous reconnaître. Lorsqu’il ne connaît pas quelqu’un ou lorsqu’il est stressé, il déploie ses nageoires dorsales et ventrales, son museau blanchit, son corps devient plus pâle. Lors des combats ou des stress importants, son corps se strie de barres blanches verticales. Le seul inconvénient d’A. leucosternon est d’être extrêmement sensible aux conditions de maintenance : alors même que les autres poissons sont parfaitement à l’aise, il pourra développer des points blancs auxquels il succombera souvent plus ou moins rapidement (de quelques semaines à quelques mois). Malade, il aura un comportement presque normal, puis il s’arrêtera de manger et mourra en 48 heures en se cachant sous une roche. Pour limiter ce risque lors de l’achat, prennez en un qui a été acclimaté pendant 2 à 4 semaines, et qui ne semble pas trop farouche : le stress du transport peut déclencher les points blancs. Une quarantaine dans un bac isolé où l’on peut traiter le poisson est peut-être une bonne idée. Selon certains, les changements d’eau détruiraient la couche de mucus protecteur qu’ils ont sur le corps, ce qui expliquerait leur sensibilité aux ectoparasites. Il semble qu’il ne soit pas toujours facile d’acclimater ce splendide animal, qui ne pose plus ensuite de problème, bien qu’il reste très sensible aux conditions de maintenance. Un détail : peut-être est-ce dû à une carence alimentaire, à moins que cela ne soit une caractéristique mal connue de l’espèce, mais mon leuconsternon, comme d’autres (L. Michalon, A. Thuriau, Décor exotique comm. pers.) s’est découvert un appétit particulier pour mon Goniopora, que j’ai dû encager pour le protèger. Il semblerait que l’Aquarium de Monaco a fait aussi les mêmes observations, y compris sur d’autres coraux à longs polypes (Catalaphyllia,…). FPL
Valenciennea strigata : Ce Gobi au corps blanc et à la tête jaune striée de raies bleues fluorescentes se trouve dans les mers de l’Indo-Pacific, sur les sols sablonneux entre les récifs coralliens, à une profondeur variant entre 1 et 20 mètres. Il creuse généralement des terriers dans le sable, sous une pierre plate. Il atteint une taille de 15 à 18 cm en aquarium.

On distingue les mâles des femelles à la longueur du premier rayon de la dorsale : il est très long chez les mâles (il arrive jusqu’à la moitié du corps), et beaucoup plus court chez les femelles. Malheureusement, lorsque vous verrez des Valenciennea strigata à dorsale courte dans les magasins, il s’agira souvent d’un mâle avec une dorsale coupée… Coupée lors d’un combat, mais peut-être aussi par l’un des maillons de la chaîne de distribution pour abuser le suivant. Les femelles sont très difficiles à trouver. Ce Gobi n’aime pourtant pas vivre seul, et on les voit souvent par couple dans les magasins, même s’il s’agit de deux mâles (généralement un gros et un plus petit). Alors qu’ils cohabitent pacifiquement dans les bacs de vente, ils se combattent ensuite généralement lorsqu’on les place dans un bac récifal où ils peuvent se créer un territoire. Ces combats resteront sans conséquence fâcheuse si vous disposez d’un bac assez grand (au moins 400 litres pour deux mâles) avec un décor assez irrégulier pour qu’ils puissent vivre sans être constamment en contact visuel. J’ai remarqué que le mâle dominant avait le corps blanc, alors que le mâle dominé avait la moitié supérieure du corps grisâtre. Il a été frappant de constater que lors de l’introduction d’une femelle (j’ai fini par en trouver une !) dans mon bac, le rapport de force entre mes deux mâles s’est brutalement inversé, le dominant devenant dominé pour une raison mystérieuse. Le dos de l’ex-dominant s’est grisé alors que celui de l’ex-dominé est redevenu blanc…

Ils se nourrissent volontiers en filtrant le sable disposé au sol, dans la mesure ou la granulométrie est assez faible (2 à 3 mm) pour ne pas les blesser en passant pas leurs ouïes. Détritivores, ils aiment aussi volontiers prendre des bouchées de sédiments sur le décor rocheux, mais ils ne dédaigneront ni les paillettes ni les nourritures congelées que vous jetterez dans le bac. Leur mode particulier d’alimentation, par ailleurs assez curieux et amusant à regarder, tend à mettre une certaine quantité de sédiments en suspension dans l’eau, ce peut ne pas convenir aux coraux si le nombre de Valencienneas strigata est trop
important par rapport au volume du bac. Si le bac est convenablement brassé (15 fois le volume par heure ou plus), les sédiments sont alors assez éparpillés pour qu’ils ne gênent pas trop. J’ai personnellement mis une paire de Valencienneas strigata dans mon bac de 600 litres afin qu’ils remuent le substrat à ma place pour en dégager les sédiments.

Ce Gobi n’est souvent pas considéré comme facile à acclimater, puis à conserver, car il lui faut beaucoup de nourriture, et il meure souvent de faim au bout de quelques mois. Stressé lors de son introduction dans le bac, il peut chercher à sauter hors de l’eau. J’en ai ainsi retrouvé un dans mon trop plein, et un de mes amis moins chanceux en a retrouvé un sur sa moquette. Timide, vous ne le verrez pas beaucoup durant la première semaine. Ensuite, il se montrera plus volontiers aux propriétaires du bac, tout en restant assez prudent. Evitez de l’associer à d’autres poissons agressifs.

Chelmon rostratus : Est-il encore besoin de présenter cet élégant poisson de récif de la famille des Chaetondons, au corps argenté strié de lignes verticales oranges, aux nageoires dorsale et anale imposantes et au long museau ? Plutôt que de redire ce qui a déjà été écrit en long, en large et en travers dans Aquarium Magazine ou Aquarama, voici un peu de vécu personnel. Tout d’abord, la couleur de sa robe le rapproche suffisamment près de celle des Zebrazoma flavescens pour que ceux-ci aient du mal à le supporter… C’est ainsi que ma première tentative pour introduire un Chelmon dans mon bac s’est soldée par une boucherie immonde (deux yeux tranchés, nageoires pectorales amputées,…), car si les chirurgiens se battent à coup de queue, le Chelmon se bat soit avec son rostre (attention les yeux…), soit avec les épines de sa dorsale.D’autres ont vécu les mêmes problèmes (Bernard Capel, Pers. Comm.). Après avoir sorti le flavescens, j’ai retenté l’expérience avec un deuxième Chelmon de grande taille (10 cm env.) qui a réussi à tenir à l’écart le Paracanthurus hepatus (qui ne dédaigne pas sinon de lui brouter la nageoire dorsale ou anale…) et le A. leucosternon. Conformément à ma phylosophie du peuplement, le Chelmon a été introduit afin de lutter contre l’invasion de centaines d’Aiptasias que je n’arrivais plus à contenir à la soude. En quelques semaines, 95% de ces pestes ont été goulument avalées par ce valeureux nettoyeur !
Gracieux, l’animal n’hésite cependant pas à se mettre dans des positions infernales (sur le dos, en rotation autour de son rostre immobilisé au-dessus d’une proie,…) pour aller chercher de quoi manger dans les creux et les failles les plus insensés ! Très sympatique, je n’ai pour l’instant rien à reprocher à ce poisson, pas même de toucher aux coraux à petits polypes.

Mariez les !

Les clefs pour associer sans se tromper les poissons-clowns et leurs anémones symbiotiques :

Cryptodendrum adhaesivum Entacmea quadricolor Macrodactyla doreensis Heteractis aurora Heteractis crispa Heteractis magnifica Heteractis malu Stichodactyla gigantea Stichodactyla haddoni Stichodactyla mertensii
A. akallopisos X
A. akindynos X X X X X
A. allardi X X X
A. bicinctus X X X X X
A. chagosenis
A. chrysogaster X X X
A. chrysopterus X X X X X
A. clarkii X X X X X (X) X X X X
A. ephippium X X (X) (X)
A. frenatus X
A. fuscocaudatus X
A. latezonatus X
A. latifasciatus
A. leucokranos X X X
A. macculolochi X
A. melanopus X X X
A. nigripes X
A. ocellaris X X (X) X
A. percula X X X
A. periderarion X (X) X
A. polymnus X X
A. rubrocinctus X X
A. sandaracinos X
A. sebae X
A. tricinctus X X X
P. biaculeatus X